La tempête dont tout le monde parlait hier ne s’est jamais réellement formée. A la place, nous avons pu bénéficier d’une très belle journée. J’ai fini par prendre un bain de soleil sur le pont arrière.
Il est fort possible qu’on fasse la dernière plongée Scampi et le dernier carottage de la mission.
Dimanche le 25 Octobre
Après une heure de plus au lit, il a été presque facile de me faire réveiller par le levé de soleil. Soleil qui au demeurant nous a tenu compagnie toute la journée alors qu’on s’attendait à une grosse tempête. Après le repas dominicale, j’ai passé une partie de l’après-midi sur le pont arrière alors que quelques uns de mes collègues jouaient une partie de basket-ball endiablée sur le pont arrière.
Scampi a été déployé pour la dernière fois de la mission cette nuit. Hélas, peu ou pas de signe de coraux, non pas comme dans la nuit de jeudi où l’excitation était à son maximum lorsque nous les avions vu. Quelques images nous ont prouvé qu’il y avait des courants relativement forts sur le fond pour créer des rides sur les sédiments meubles.
Une carotte Calyspo a été prise vers deux heures ce matin, ramenant une colonne de 15m. Ce matin, Mickael Rovere, un technicien IFREMER, était entrain de mesurer les propriétés physiques des sédiments sur des sections de 1m de la carotte. Plus particulièrement, il mesure a) la longueur de sédiments, b) l’épaisseur, c) la vitesse du son qui traverse les sédiment, d) la résistance électrique, e) la susceptibilité magnétique et f) la température. Les mesures a, b, c, d, et e sont prises tous les centimètres le long des sections de 1 m.
Après que Mickael ait fait sa partie d’analyse de la carotte, les sections sont emmenées au labo où le tube plastique est coupé dans le sens de la longueur, laissant intact les sédiments.

Les scies circulaires. Les flèches vertes montrent les scies circulaires, les flèches rouges montrent les lames qui finalisent la coupe du tube en plastique.
Après la découpe, les carottes sont découpées et mise au frigo avant de nouvelles analyses. Ce travail est partagé par les géologues et les sédimentologues. Ce matin, le quart des sédiementologues regroupait Michel Cremer et David Menier.
Dans l’après-midi, Sébastien Zaragozi, Pascal Le Roy et Alexandre Dubois ont pris leur part dans la découpe des carottes.
Après la visite du labo de sédimentologie, je suis allé dans ma chambre pour regarder mes mails. J’avais un message de ma fille qui me disait qu’elle avait vu les vidéo sur Youtube et que celle de la houle l’avait rendue malade. J’étais entrain de lui répondre lorsqu’on m’a dit qu’il y avait une visite de la machinerie du bateau. Intéressé, je me suis dit que ma fille attendrait sa réponse.
Au pont 2, Pierre, un des mécaniciens, nous attendait.
Il nous a tout d’abord montré les moteurs d’étrave. J’ai pris tellement de photos que je ne pourrais pas toutes les mettre sur le blog. Je vous promets que je ferai un petit film dans les prochains jours et que je le mettrai sur Youtube.
En fait aujourd’hui était la vraie date d’anniversaire de Benoît. Il semble qu’il ait battu un record encore inégalé de 6 anniversaires de suite à bord d’un navire océanographique. Un autre reporter que moi en a fait un scoop.
Demain, j’espère vous faire faire connaissance avec des personnes qui sont au cœur du fonctionnement du Pourquoi Pas?
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